En France, toutes les femmes ont le droit d’avorter, cette pratique est légale. En revanche, le droit d’avortement dans le monde ou même les délais pour avorter en Europe ne sont pas les mêmes. Quoi qu’il en soit, se faire avorter est une décision difficile à prendre. Interrompre volontairement une grossesse peut avoir des répercussions sur le plan physique comme sur le plan mental.

Cependant, pour des raisons de santé ou des raisons économiques, avorter peut sembler être la seule option envisageable. Que faut-il savoir sur l’avortement ? Quel délai pour avorter ? Toutes les questions que vous vous posez sur l’avortement ont leurs réponses dans la suite de cet article.

Qu’est-ce que l’avortement ?

Chacun peut donner sa propre définition de l’avortement. Mais en vérité, l’avortement est une interruption totale de la grossesse ou la gestation. La gestation est le développement de l’œuf dans l’utérus de la femme après une fécondation entre un spermatozoïde et un ovocyte.

Si cette interruption a lieu sans que la future mère ne l’ait choisie, on parle d’avortement spontané ou fausse couche spontanée. Mais si la mère décide d’interrompre sa grossesse pour une raison ou une autre, on parle d’avortement volontaire. Ces deux types d’avortement peuvent induire ou non l’expulsion ou la mort du fœtus.

Quels sont les signes révélateurs d’un avortement spontané ?

Pour éviter un avortement spontané (ou une fausse couche), il faut connaître ses signes annonciateurs. Cela vous permettra d’intervenir le plus rapidement possible pour sauver votre grossesse.

  • Les saignements vaginaux sont un signe révélateur d’un avortement spontané
  • Les saignements de couleurs brunes avec une odeur malodorante
  • La perte de caillots de sang de longue durée et de couleur rouge vif
  • Les crampes brutales au niveau du bassin et des membres inférieurs
  • La perte très douloureuse du tissu fœtal
  • Les troubles au niveau du bas-dos suivis de diarrhée ou de nausées puis vomissements
  • La sensation douloureuse au niveau du col de l’utérus
  • L’infection de l’utérus
  • L’inexistence de battements cardiaques du fœtus pendant les consultations prénatales
  • L’arrêt de tous les signes de grossesse
  • Les étourdissements
  • Les frissons

Comment se déroule un avortement chirurgical ?

L’avortement chirurgical n’est autre que l’IVG par aspiration ou IVG instrumentale.

La patiente se rendra à l’hôpital puis sera anesthésiée. La majorité des chirurgiens utilisent l’anesthésie générale. Puis, le médecin lui administre un médicament spécial afin de dilater le col de son utérus. Une canule à diamètre correspondant aux dimensions du fœtus y sera introduite pour aspirer le fœtus. Cela ne dure que 10 minutes environ.

Comment se déroule un avortement médicamenteux ?

L’avortement médicamenteux est l’administration par voie orale de deux médicaments visant à interrompre la grossesse. Il s’agit d’une IVG médicamenteuse. Vous pouvez la pratiquer dans un établissement de santé ou en médecine de ville. Ce type d’avortement n’a besoin ni de chirurgie ni d’anesthésie.

Quels sont les risques d’un avortement ?

Puisque l’avortement ne suit pas réellement la loi de la nature, il présente des risques.

Pour une Interruption Volontaire de Grossesse médicamenteuse, il se peut que vous ayez une infection, des hémorragies, un cas d’échec ou de nombreux effets secondaires comme la nausée ou la douleur.

Parmi les risques inhérents à l’avortement chirurgical, il peut y avoir un échec, une perforation de l’utérus, une hémorragie, une perforation de l’intestin, des risques d’infertilité pour le futur, une infection, etc.

À part ces risques pathologiques, d’autres qui sont physiologiques peuvent également être présents pour ces deux types d’avortement.

Quel est le délai légal pour l’IVG médicamenteuse ?

Le délai légal pour une IVG médicamenteuse va dépendre de l’institution ou vous l’effectuez. Mais pour éviter d’être poursuivi par la loi, il faut connaitre le moment où l’on ne peut plus avorter. Si vous effectuez un avortement médicamenteux dans un établissement de santé, vous ne pourrez le réaliser que jusqu’à la 9ème semaine d’aménorrhée.

Pour une IVG en médecine de ville, l’avortement pourra se faire jusqu’à la 7ème semaine d’aménorrhée. Au-delà de ce délai, vous ne pourrez plus avorter par voie médicamenteuse et les risques deviennent de plus en plus mortels.

Quel est le délai légal pour l’IVG chirurgicale ?

Il existe également un délai pour l’avortement par aspiration. Ce type d’avortement accorde un délai plus large. Vous pouvez pratiquer une IVG par aspiration jusqu’à la 14ème semaine d’aménorrhée ou la 12ème semaine de grossesse.

Les semaines d’aménorrhée sont comptées à partir du jour de votre dernière règle. Mais les semaines de grossesse, quant à elles, débutent à partir du début exact de votre gestation. La gestation débute généralement 5 à 10 jours après la fécondation.

Où se faire avorter ?

Vous vous demandez surement à qui s’adresser pour avorter. Pour un avortement médicamenteux, vous pouvez vous rendre dans un cadre hospitalier. Mais si l’hôpital se trouve assez loin de chez vous, vous pouvez vous rendre en médecine de ville. Il peut s’agir d’un centre de planification, d’un centre de santé ou d’un cabinet médical.

L’avortement par aspiration ne se pratique que dans un établissement de santé tel un hôpital. Cela va garantir votre sécurité au cours de l’avortement chirurgical. Dans tous les cas, un médecin peut refuser un avortement. Il en a le droit. Mais ce médecin est dans l’obligation de vous orienter vers un autre médecin ou un autre établissement de santé.

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