Quel délai pour tomber enceinte après une fausse couche ?

Vous êtes victime d’une fausse couche et vous vous interrogez sur le délai à respecter pour retomber enceinte. Combien de temps faut-il attendre ? Quelles précautions faut-il prendre ?

Comment savoir si l’on est prête à nouveau à redevenir enceinte ? Il existe une tonne de questions qui vous tourmentent la tête.

Pour dire vrai, il n’existe pas de réponse toute faite, car cela dépend des facteurs physiques et psychologiques. Donc, il vous appartient de choisir le délai pour reprendre les essais en fonction de ce qui vous semble adapté. Par contre, de nombreuses recherches scientifiques ont récemment démontré qu’il est inutile d’attendre trop longtemps après une fausse-couche.

Dans cet article, découvrez un guide qui peut vous aider à mieux choisir la période pour retomber enceinte après une fausse couche !

Attendre au moins 3 à 6 mois selon l’Organisation Mondiale de la Santé

Une fausse couche survient généralement dans les 3 premiers mois de la grossesse. C’est un problème majeur qui touche 15 à 20 % des femmes enceintes. Certes, il est souvent mal vécu, mais rassurez-vous : une fausse couche ne compromet pas la grossesse suivante. Autrement dit, elle n’est pas forcément récidive.

Symptômes d’une fausse couche

En effet, une fausse couche se manifeste par des pertes de sang vaginales. C’est ce que la médecine appelle : « les métrorragies ». Toutefois, ces dernières ne veulent pas forcément dire que vous êtes victimes d’une fausse couche. Vous pouvez également sentir des crampes au niveau du bas-ventre. Ce sont des contractions utérines.

En langage médical, on appelle une fausse couche : une expulsion spontanée d’un fœtus. Cette interruption de la grossesse est indépendante de la volonté de la femme enceinte. Quoi qu’il en soit, seule une consultation médicale permet de savoir si les saignements sont synonymes de fausse couche ou non.

Pour savoir si vous faîtes réellement une fausse couche, votre gynécologue peut procéder à un toucher vaginal pour constater l’ouverture ou non du col. Parfois, une échographie et/ou une prise de sang (calcul du bêta HCG, le taux de l’hormone de grossesse) peuvent être nécessaires pour évaluer la fausse couche. Dans ce cas, vous devrez attendre quelques jours pour obtenir le résultat de ces examens.

Seuls ces diagnostics précis permettent d’identifier si vous êtes victimes d’une fausse couche ou non. Il est possible de vous prescrire un traitement hormonal parce qu’il s’agit d’une menace de fausse couche.

Les différents types de fausse couche

Si les diagnostics confirment la présence d’une fausse couche, les professionnels de santé viennent détecter s’il s’agit d’une fausse couche correcte ou d’une expulsion incomplète. Pour le premier cas, l’expulsion du fœtus est correcte et vous pouvez tout de suite rentrer chez vous.

Par contre, pour le second cas, le médecin doit vous prescrire des médicaments tels qu’un misoprostol ou du cytotec afin de provoquer les contractions. S’il reste encore une partie du fœtus non rejetée dans les 24 heures qui suivent, vous allez subir une opération sous anesthésie générale ou locale. Il s’agit ici d’aspirer les restes du fœtus afin de vider votre utérus. C’est ce que l’on appelle une « aspiration endo-utérine ».

En outre, il faut noter que si la fausse couche a lieu après les 3 premiers mois de grossesse, vous serez tout de suite hospitalisée, car les risques d’hémorragie sont majeurs. Dans ce cas, le rejet doit s’effectuer par le biais d’un curetage sous anesthésie générale. Il est même possible que vous deviez vous préparer à une véritable opération d’accouchement.

En raison de tous ces faits qui ont des conséquences à la fois physiques et psychologiques chez les femmes enceintes, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise un délai de 3 à 6 mois entre une fausse couche et une nouvelle tentative de grossesse.

Cela permet à votre médecin de calculer facilement la date du terme (le début de la grossesse qui correspond au premier jour des dernières règles). Aussi, ce délai permettra au corps de la femme de bien récupérer et au couple de faire le deuil de cette grossesse et de se préparer psychologiquement à une nouvelle épreuve. Selon encore l’OMS, le délai pour tomber enceinte après une fausse couche doit dépendre également de l’origine de ce problème.

Les causes d’une fausse couche

Vous vous demandez certainement pourquoi vous êtes victime d’une fausse couche. C’est tout à fait légitime pour en éviter une autre. Donc, sachez qu’une fausse couche est due principalement à une anomalie embryonnaire. Le fœtus subit des anomalies chromosomiques et il n’est pas viable. Cette cause est accidentelle.

Par contre, sachez également que la fausse couche peut être due à une infection telle que la listériose ou la toxoplasmose. Ces deux types de maladie viennent endommager le fœtus. Aussi, il existe bien d’autres facteurs qui viennent influencer le risque de fausse couche. À ne citer que :

  • l’âge de la femme enceinte (au-delà de 40 ans, il existe 40 % de risques de faire une fausse couche) ;
  • l’excès de poids ;
  • le stress ;
  • la consommation excessive de café et de tabac ;
  • la malformation de l’utérus ;
  • l’insuffisance hormonale ;

Bien évidemment, cette liste est encore non exhaustive ! Plus vous êtes attentif à la raison pour laquelle vous avez fait une fausse couche, plus vous diminuez les risques d’en avoir une nouvelle. D’après l’OMS, il est judicieux de déterminer exactement l’origine d’une fausse couche avant d’essayer d’avoir une nouvelle grossesse.

En outre, il faut souligner que tout doit rentrer dans l’ordre très vite après une fausse couche. D’ailleurs, de nombreuses recherches infirment le délai de 3 à 6 mois recommandé par l’OMS. En effet, il est possible d’avoir une nouvelle grossesse après un cycle menstruel (environ un mois).

Autrement dit, vous pouvez essayer de retomber enceinte dès lors que vos règles sont revenues. Cependant, cette règle s’applique seulement aux fausses couches isolées et non aux fausses couches à répétition.

Privilégier un délai court pour augmenter les chances d’avoir une nouvelle grossesse sans complication

À part cette recommandation de l’OMS, d’autres études récentes ont démontré qu’il n’y a pas de danger à retomber enceinte dès le premier mois suivant une fausse couche.

Pas besoin d’attendre 3 à 6 mois

À titre d’exemple, en décembre 2014, le 38e Congrès national des obstétriciens et des gynécologues à Paris a déconseillé de respecter le délai de 3 à 6 mois. D’après cette nouvelle recommandation, il n’est plus nécessaire d’attendre trop longtemps. Le plus tôt sera le mieux pour réduire les risques de complication et de récidive de fausse couche.

Une autre étude menée à l’Université d’Aberdeen au Royaume-Uni a également été effectuée en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Cette fois-ci, il s’agit d’un regroupement des résultats de recherche effectuée dans le monde entier.

Concrètement, il y avait près d’un million de femmes dont certaines ont tenté d’avoir une nouvelle grossesse à moins de 6 mois après une fausse couche. Un autre groupe de femmes a eu une nouvelle grossesse entre 6 à 12 mois et un dernier groupe, à plus de 12 mois.

La comparaison de l’évolution des grossesses a démontré qu’il n’existe pas de risque majoré chez les femmes ayant une nouvelle grossesse à moins de 6 mois. En effet, les risques d’une nouvelle fausse couche sont même réduits de 18 %. Ceux d’un accouchement prématuré sont réduits de 21 %.

À condition qu’il ne s’agisse pas d’une fausse couche à répétition

Rappelons-le, une fausse couche n’est pas forcément une anomalie chromosomique. Du coup, il n’y a rien de plus sûr que d’identifier exactement l’origine de ce problème avant d’essayer un nouveau projet de parentalité.

Cela peut être dû à des problèmes génétiques chez l’homme ou chez la femme, des infections vaginales ou des problèmes au niveau de l’utérus de la femme. Dans tous les cas, la recherche de l’origine d’une fausse couche est recommandée si vous avez vécu cette épreuve difficile plusieurs fois.

Ainsi, votre médecin va vous faire passer un ou plusieurs tests de dosages hormonaux, de la forme et de la taille de l’utérus ou autres encore. L’objectif est de pouvoir déterminer s’il faut encore suivre un traitement avant de tenter d’avoir une nouvelle grossesse. Il semble important de préciser que seul votre médecin est en mesure d’estimer l’intérêt de passer ou non ces examens.

Finalement, quel est le délai idéal entre une fausse couche et une nouvelle grossesse ?

Pour terminer, de nouvelles études ont démontré aujourd’hui qu’il n’est plus nécessaire d’attendre 3 à 6 mois avant de retomber enceinte après une fausse couche. En tout cas, cette recommandation de l’OMS n’est plus à jour.

En effet, un avis médical reste la solution la plus adéquate pour savoir si vous devrez attendre 3 mois ou si vous pouvez tenter d’avoir une nouvelle grossesse après le retour des règles (environ un mois). Selon l’explication, vous augmentez vos chances d’avoir un bébé et d’éviter une nouvelle fausse couche en privilégiant un délai court.

C’est recommandé si vous avez fait une fausse couche isolée. Par contre, s’il s’agit d’une fausse couche à répétition, il est préférable d’identifier l’origine de ce problème et donc de suivre un traitement avant de tenter une nouvelle grossesse.

Au-delà de cet aspect physique, vous devrez également prendre en compte l’impact psychologique engendré par une fausse couche. Certes, c’est un fait traumatisant et il est conseillé de ne pas essayer une nouvelle tentative tant que vous et votre partenaire n’êtes pas prêts. Sur ce point, un accompagnement psychologique peut être utile.

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